Perdu au cœur de la forêt, le manoir de la rivière se devine plus qu’il ne se voit. La végétation l’a presque entièrement recouvert. Les murs disparaissent sous le lierre, les arbres masquent les façades et les ronces masquent les dernières pierres encore visibles.
À l’intérieur, le temps a fait son œuvre. Les planchers se sont effondrés, ne laissant debout que la structure du bâtiment. Seuls demeurent les murs dressés vers le ciel, comme pour rappeler la grandeur d’antan du lieu. Les feuilles des arbres ont remplacé le toit. Des graffitis ont recouvert les derniers pans de murs visibles, ajoutant leurs couleurs vives aux nuances de vert et de gris.
L’exploration donne l’étrange impression d’entrer dans une citée oubliée, engloutie par la jungle. Le silence est presque total. Plus rien ne bouge, seul le clapotis de l’eau d’une rivière toute proche semble rappeler que le lieu vit encore. On ressent ici la force de la nature et sa capacité à reprendre patiemment et sans bruit ce qui lui appartient.















